Septembre — Mois de sensibilisation au TSPT complexe (CPTSD)
Le traumatisme complexe ne se résume pas à de mauvais souvenirs.
Il peut naître lorsqu’une personne est exposée de façon répétée ou prolongée à la violence, aux abus, à la peur, au contrôle ou à des situations auxquelles elle ne peut pas facilement échapper.
Des années plus tard, le corps et le cerveau peuvent continuer à réagir comme si le danger était encore présent.
Hypervigilance. Cauchemars. Insomnie. Anxiété. Flashbacks. Difficultés de concentration et de mémoire. Isolement. Colère. Engourdissement émotionnel. Difficulté à faire confiance ou à se sentir réellement en sécurité.
Et parfois, extérieurement, la personne semble parfaitement fonctionnelle.
C’est justement ce que beaucoup de gens comprennent mal : survivre à l’événement ne signifie pas que ses conséquences sont terminées.
Le TSPT complexe n’est pas un manque de volonté. Ses effets peuvent toucher les émotions, les relations, le sommeil, le fonctionnement quotidien et la manière dont une personne réagit au stress et au danger.
La sensibilisation sert aussi à changer notre regard.
Avant de demander à quelqu’un : « Pourquoi réagis-tu comme ça? », peut-être faudrait-il parfois se demander : « Qu’est-ce que cette personne a dû traverser pour apprendre à survivre comme ça? »
À toutes les personnes qui vivent avec les conséquences d’un traumatisme complexe : votre histoire mérite d’être entendue avec sérieux, dignité et humanité.
Septembre — parlons du TSPT complexe. Rendons visible ce qui ne l’est pas toujours.